Transmission : Opportunités et Menaces en 2022 et 2023


Après les périodes de confinements liées à la pandémie, les entrepreneurs espéraient de l'année 2022 qu'elle soit celle du rebond ...


Alors certes il y a eu un rebond mais pas forcément celui espéré.


Le rebond des prix a frappé de plein fouet de nombreux secteurs d'activités :

  • Ceux qui consomment beaucoup d'énergies (gaz, carburants, électricité)

  • Ceux dont la chaine logistique a été (fortement) impactée

Les opportunités


Pour les cédants


Les PGE s'ils n'ont pas été utilisé pour absorber les chocs peuvent aider à financer une partie de la transaction de cession-acquisition. En effet, ils représentent de la trésorerie non utile au quotidien et peuvent donc être redistribués lors de la signature.


Si le bilan de 2021 est bon, en comparaison à 2020, cela signifie que l'entreprise a pu retrouver un rythme (quasi) normal et le repreneur est rassuré sur la réalité de la demande de la part des clients.


Pour les repreneurs


Certains gérants de PME ont peut-être été refroidis par les crises successives et souhaitent passer la main dès maintenant. C'est une occasion pour négocier un meilleur deal. Qu'il s'agisse de la valorisation de l'entreprise, du plan de financement proposé ou de l'accompagnement du cédant.


Les PGE, s'ils sont encore disponibles au sein de la trésorerie, permettent de financer une partie de l'opération a un taux d'intérêt préférentiel par rapport à un emprunt classique de rachat et sans devoir mettre de garanties personnelles en contrepartie.


Les menaces


Pour les cédants


L'inflation galopante qu'elle provienne de l'énergie que vous utilisez, des matériaux achetés ou des coûts de logistiques risque d'affecter les bilans si vous ne parvenez pas à répercuter ces hausses à vos clients. Le repreneur va faire une analyse plus fine de chaque poste de dépense avant de vous faire une offre.


Les taux d'intérêts pour les emprunts que le repreneur va devoir souscrire pour racheter votre société sont en augmentation. Cela implique que le repreneur va probablement négocier plus durement le prix d'acquisition ou les conditions de paiement (crédit-vendeur, clauses d'Earn-Out, garantie d'actif passif bloquée ...).


Certains investisseurs risquent de se tourner vers d'autres classes d'actifs que des entreprises afin de limiter leurs risques. Cela implique la diminution du nombre de repreneurs potentiels pour votre société.


Pour les repreneurs


Se baser sur les 3 derniers bilans n'est plus suffisant pour se faire une idée précise de la valeur d'une entreprise. En tant que repreneur, vous devez mettre un point d'attention particulier à obtenir les chiffres les plus récents possibles.


L'emprunt devenant plus cher, vous allez devoir ajuster votre plan de développement de l'entreprise au nouveau coût financier. Négliger cette partie pourrait vous faire basculer d'une situation de profits à une situation difficile.


En conclusion


Les opérations de cession-acquisition d'entreprise ne vont pas s'arrêter du jour au lendemain mais elles vont être un peu plus difficiles à mener à bien.


Les négociations devront se faire en bonne intelligence pour toutes les parties en laissant de côté des référentiels de valeur qui n'ont plus lieu d'être.